dimanche 22 mars 2009

Sites du NPA

Voici le site national du Nouveau Parti Anticapitaliste:

http://www.npa2009.org/




Le Comité NPA d'Aulnay anime un blog municipal à cette adresse:

http://npa-aulnay.open-web.fr/




Vous pouvez nous envoyer vos messages à l'adresse mail suivante:

npa93600_at_gmail.com (remplacez _at_ par @)




Pour ce dernier message sur le blog LCR Aulnay, nous joignons des extraits d'un article de l'AFP sur la dissolution de la LCR.

A bientôt dans les luttes, à Aulnay et ailleurs! Et vive le NPA :) !

La LCR Aulnay


"La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d’Olivier Besancenot a été officiellement dissoute jeudi après 40 ans d’existence, pour créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dont le congrès de fondation s’ouvre vendredi. La dissolution a été votée, à main levée, à 87,1% des voix des quelque 150 délégués, a constaté une journaliste de l’AFP. 11,5% ont voté contre, les 1,4% restants se sont abstenus. Quelques timides applaudissements ont suivi le vote. "Nous avons déjà été dissous deux fois par le gouvernement (en 1969 et 1973, ndlr), cette fois-ci c’est nous", s’est amusé, plus tôt dans la journée, Alain Krivine, un des fondateurs de la LCR. "On ne dissout pas en tant que tel, on continue le combat révolutionnaire avec un outil beaucoup plus adapté que la LCR" parce qu’"un parti, à la différence d’une secte, n’est pas un but en soi", a-t-il ajouté, se disant "enthousiaste et heureux". Face à "l’échec du capitalisme" et au déclin du Parti communiste français (PCF), le nouveau parti, qui ne rejoindra pas la IVe internationale trotskiste, sera "une force anticapitaliste incontournable demain", a assuré M. Krivine. Le NPA, dont le congrès fondateur se tient de vendredi à dimanche à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), revendique environ 9.000 militants (contre 3.200 à la LCR). Il s’agit de "prendre le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, qu’elles soient trotskistes, socialistes, communistes, libertaires, guévaristes" ou issues de l’écologie radicale, affirme Olivier Besancenot qui n’est "pas venu avec une gerbe de fleurs" et dit ne ressentir "ni émotion ni nostalgie" pour l’"enterrement" de la LCR, créée en 1969."

Extraits de l'AFP

lundi 2 février 2009

Parti socialiste : Martine Aubry épargne le capitalisme

Martine Aubry a présenté le contre-plan du PS pour faire face à la crise : des mesures très limitées pour relancer la consommation, sans remise en cause de la liberté des patrons et des banquiers.

Alors que le plan de relance de Sarkozy ressemble à ces jeux de scène bien connus à l’Opéra, où la soprano chante « marchons, marchons » en faisant du surplace, le plan des socialistes s’inspire des plans un peu plus ambitieux mis en place un peu partout en Europe. Avec les mêmes caractéristiques : tenter de relancer la consommation sans toucher aux actionnaires, tout en soutenant les capitalistes avec l’argent public.

Un euro par jour ! C’est la hausse « immédiate » du Smic que préconise Aubry. Avec ça, on a compris une bonne part de la logique. On n’augmentera pas les salaires, ni ceux du privé, ni ceux du public. Autrement dit, on ne prendra rien sur les profits des actionnaires, pourtant encore importants en 2008. L’effort, limité, sera entièrement soutenu par le budget public. Ainsi, il est prévu 500 euros pour les 12,5 millions de bénéficiaires de minima sociaux et de primes pour l’emploi, et une réduction générale d’un point de la TVA (qui ne bénéficiera que pour deux tiers aux ménages, le reste allant aux patrons), une hausse de l’allocation logement de 10 %, la généralisation du chèque transports. Le choix de « la consommation » hautement revendiqué est donc plutôt un effet d’affichage.

Plus notables sont les mesures décrites pour lutter contre la vague montante du chômage : prolongation de six mois de la durée d’indemnisation des chômeurs, création de 100 000 contrats verts et de 100 000 emplois aidés, gel des suppressions d’emplois dans la fonction publique et hospitalière, etc. Cette maigre digue sera-elle suffisante face au déferlement annoncé des licenciements et des fermetures d’entreprises ? Des déclarations de Benoît Hamon avaient laissé supposer que la direction du PS était décidée à faire de la gonflette, pour freiner réellement la toute-puissance patronale. Finalement, il n’en est rien. Pas de retour à une autorisation administrative de licenciement, pourtant déjà bien peu efficace en son temps, et pas d’interdiction des licenciements, même pour les plus scandaleux d’entre eux, les licenciements boursiers. Les patrons devraient seulement payer un peu plus cher. En principe, car c’est la justice qui aura à en décider. Surtout, alors même que Ségolène Royal et Benoît Hamon l’avaient envisagé, rien n’est dit sur le remboursement des aides publiques, même pour les entreprises qui font des profits et licencient.

Le principe est donc le suivant : des aides (minimes) pour les personnes les plus en difficulté d’un côté, la confiance maintenue aux décisions patronales de l’autre. Le tout soutenu par une dette publique aggravée, dont les principaux secteurs capitalistes tireront de nouveaux profits en encaissant les intérêts. Le point le plus révélateur de cette orientation de révérence au capitalisme est que les sommes versées aux banques par Sarkozy (en subventions directes ou en lignes de crédit) seraient confirmées si le PS était au pouvoir. Tout au plus, Aubry demande-t-elle que l’État prenne, en contrepartie, une participation au capital, mais, comme le PS rejette toute idée de nationalisation, celle-ci serait évidemment minoritaire.

Or, sans contrôle du crédit, qui ne peut être réalisé sans mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne, et sans la constitution d’une banque publique unique, aucun changement réel de la situation n’est possible. Pour un tel changement, il faut un contrôle social sur le crédit. La gauche du PS avait fait de la constitution d’un « pôle public bancaire » le fleuron de sa ligne « antilibérale ». Elle a donc mangé son chapeau sur ce point capital. Ce n’est pas pour rien que les principaux soutiens de Royal, si prompts d’habitude à poursuivre la guerre contre Aubry, n’ont rien trouvé à redire à ce contre-plan.

mercredi 28 janvier 2009

Solidarité avec Gérard Filoche

Membre du PS, inspecteur du travail, Gérard Filoche a été mis en examen dans un conflit qui l’oppose à a un patron. La LCR tient à lui manifester sa solidarité et appelle à signer l’appel suivant :

Tous les syndicats de l’inspection du travail en sont d’accord :
- la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail,
- les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.

Trois procès-verbaux sur quatre de l’inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet. Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que « la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail ».

Le dernier en date, c’est Gérard Filoche.

L’inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d’un patron qui refusait la réintégration dans son poste antérieur d’une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l’égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement.

Si c’est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d’un PV, alors toute l’inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir !

Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l’inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d’Entreprise » ?

Nous tenons, en de telles circonstances, à exprimer notre totale solidarité avec Gérard Filoche.

Pour signer, c’est ici : http://www.solidarite-filoche.fr/

lundi 26 janvier 2009

Déclaration unitaire pour le 29 janvier : "Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

Déclaration unitaire de : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires (ACU), Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG).

Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier.

En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l'ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. 
Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics.

C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d'euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.

Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal-logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier.

Une autre politique est possible, en s'attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux.

Nous exigeons l'augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minima sociaux. Nous proposons l'annulation du paquet fiscal de l'été 2007; une redistribution du budget de l'Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux ; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd'hui, privilégier la spéculation au détriment de l'emploi et des conditions de travail.

Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.

Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l'emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient.

Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.

Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discrimination qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.

Nous voulons rompre avec les logiques financières développées par l'Union européenne et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.

Nous refusons les suppressions d'emplois dans le secteur public, exigeons l'annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d'emplois socialement utiles (Santé, l'Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.

Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics.

C'est le moment !